Plan intermédiaire

Voilà plus de 2 mois que nous travaillons chaque semaine sur la concrétisation de notre réflexion commencée il y a un an. Chaque semaine (ou presque) nous nous réunissons au 13 rue de Genève afin d’essayer de rendre possible nos rêves d’une Croix d’Ambilly rénovée. Nous nous sommes appuyées sur les préoccupations exprimées par tous que cela soit sur le panneau installé sur la placette, les entretiens individuels ou pendant les réunions.

Le processus participatif de la Croix d’Ambilly est particulier par le niveau d’implication des habitants dans le design du futur espace public en prétendant à une co-production de l’espace. C’est une manière de répondre aux exigences de l’urbain en pensant le quartier d’une manière spatiale mais aussi et surtout en terme de dynamiques et de processus. C’est pour cela que nous désirons profiter de ce travail de rénovation pour mettre en place un projet local lié à l’innovation urbaine qui aura pour but de dynamiser l’espace (ZIUP). C’est donc redessiner les dynamiques spatiales pour créer une place capable d’accueillir des interventions urbaines tout en mettant en place un cadre pour la vie conviviale et pragmatique. Pour cela, nous nous appuyons sur le diagnostic et le travail d’activation locale mis en place depuis un an et sur sa concrétisation dans deux points centraux : la mobilité douce (accessibilité et transit piétons/vélos pour accompagner le tram) et l’événement urbain (l’innovation et les activités).

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Compte rendu de la réunion du 11 février 2014

La réunion a permis de réfléchir à la question de la végétalisation de la place autour de deux points : 1/ le paysage, la perspective, la structure ; 2/ la biodiversité, l’écologie urbaine, l’agriculture urbaine
Si la multiplication des différents enjeux rend parfois le débat vif et les décisions difficiles, nous sommes parvenus à orienter nos aménagements sur trois axes :
– des grands arbres structurants l’espace : de 10m de haut, ils formeront un décor végétal aux activités qui prendront place dans le cadre de la ZIUP. Ils prolongeront les grands arbres déjà en place sur le square sous forme d’une vague en direction de la station de tram de la Croix d’Ambilly, mais en laissant l´espace central libre. Ils seront un nid d’accueil pour les oiseaux et insectes, et seront un élément de fraicheur durant la période estivale.
– des bacs mobiles de différentes formes : leur mobilité nous permettra de les utiliser sur différentes parties de l’espace et de gérer la temporalité (saison, fleuraison, croissance). Cela sera surtout un outil pour tester de nouvelles formes d’écologie urbaine. Sans avoir la prétention de pouvoir réellement mettre en place un écosystème, nous voulons de cette manière suggérer de nouvelles pratiques : ferme urbaine, recyclage, permaculture, anciennes semence, etc. En outre, l’implantation par bacs, nous permettra aussi d’installer un paysage mouvant et adaptable en fonction des temporalités.
– des lignes de végétation médicinale et aromatique : donner de la place à une végétation utile dans nos rues, c’est resserrer les liens avec notre environnement. Afin de délimiter la ZIUP, nous laisserons des bandes de terre qui accueilleront diverses plantes aromatiques et médicinales qui pourront être cueillies par les habitants (romarin, lavande, sauge, thym, orties…).
En outre, cet axe de développement lié aux végétaux nous permettra aussi d’agrandir le réseau en collaboration avec le processus participatif de la Croix d’Ambilly : kokopelli, villes en transition, incroyables comestibles, etc.
NB. L’arrêt de tram de la future station de la Croix d’Ambilly est aussi un élément important du projet. Pour le moment, nous désirons l’accommoder de trois façons : par le biais d’un mur végétal qui pourrait se situer sur le dos de la station, l’implantation d’une bibliothèque de rue au cœur même de la station et d’un panneau interactif qui permettrait aux gens de s’exprimer et de s’informer.
La prochaine réunion aura lieu lundi 17 février à 19h au 13 rue de Genève.

PS. Une réunion a été sollicitée aux co-propriétaires du 1-3 rue de Genève afin de parler de la peinture de la façade du dît bâtiment

Une diagonale à la Croix d’Ambilly ! Compte rendu de la réunion du vendredi 24 janvier 2014

Qu’est ce que cette diagonale ?

La quatrième réunion de l’année s’est déroulée ce vendredi 24 janvier de 19h à 22h30 au « 13 rue de Genève ». Nous sommes brièvement revenu sur le projet de quartier (la ZIUP) dans le but de commencer à l’affirmer comme une réelle volonté commune, puis nous nous sommes concentrés sur la Diagonale (ou Croissant) qui est au centre de la rénovation de l’espace public de la Croix d’Ambilly. En effet, il s’agit de décentrer la Croix d’Ambilly du carrefour routier (aujourd’hui) vers une zone allant du square au coté impair de la rue de Genève (diagonale) qui soit davantage piétonne et prête à accueillir des activités (demain).

* Délimitation de la zone

La zone identifiée regroupe le square, la traversée de la rue de l’Helvétie, la place devant l’immeuble des Magnolias, la traversée de la rue de Genève, la portion de voie piétonne allant jusqu’à la station de Tram, la placette de l’ancienne clinique vétérinaire et le coté impaire de la rue de Genève jusqu’à la station de tram.

* Formalisation de la diagonale

– Peinture au sol qui marque très clairement la zone par un dégradé de couleur ocre/marron/rouge (pour reprendre les tons mis en place sur le projet global du tram) et qui se différencie par rapport à la fonction des différentes parties (passages piétons, voirie, etc.)
– Une zone 30 prenant en compte le carrefour, la rue de Genève et la rue de l’Helvétie jusqu’à la voie verte, et qui peut aussi faire l’objet d’une sur-élévation
– Des leds au sol qui marqueraient le cheminement piéton tout au long de la diagonale du square au coté impair de la rue de Genève
– Une végétation différenciée par la présence d’arbustes sur la diagonale et d’arbres plus grands sur le reste de la zone (ou inversement)
– L’intégration complète de la voie de tram dans cette partie (même revêtement et même couleur)
– La possible installation d’un plot d’entrée sur la voie descendante de la rue de Genève afin de gérer la circulation et de renforcer la sécurité des piétons

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* Présence de services

– Des points d’eau sur le square et près du restaurant pour pouvoir accueillir des événements et installer des fontaines pour les usagers
– De l’électricité sur le square et près du restaurant pour pouvoir accueillir des événements et éventuellement installer des points de recharge pour des appareils électroniques (téléphones, tablettes…)
– Une connexion wifi gratuite sur l’ensemble de la zone jusqu’à la station de Tram
– Des toilettes publiques gratuites sur le square (référence aux toilettes du Parc Montessuit à Annemasse)
– Des poubelles de tri sélectif
– Un garage à vélo sécurisé
– Dans le cadre du projet de quartier de ZIUP, il a été évoqué la possibilité de la mise en place d’un local associatif qui aurait pour fonction d’accueillir les associations locales, l’organe de gestion de la ZIUP, mais aussi de proposer des services tels que la réparation de vélos, le dépôt de produits locaux (Amap), des ateliers liés à au développement de l’économie sociale, etc.

Vous pouvez vous aussi participer à cette réflexion en remplissant le tableau joint sur la concrétisation de cette zone et en le renvoyant par mail à contact@suburbanista.org.

Compte rendu téléchargeable ici : CR 240114

Tableau téléchargeable ici : tableau diagonale DSMY

 

 

Compte rendu de la réunion du 15/01/14 : Un projet de quartier

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La deuxième réunion de l’année s’est déroulée ce mercredi 15 janvier à 18h30 au « 13 rue de Genève ». Treize personnes étaient présentes. Après avoir traité de questions diverses, le débat s’est organisé autour du projet de quartier lié à la rénovation, de la projection vers le futur que nous voulons insuffler par le biais de ce projet d’aménagement.

De ZSP à ZIUP

Le processus participatif commencé à la Croix d’Ambilly est particulier par le niveau d’implication des habitants dans le design du futur espace public. C’est l’unique projet de ce type sur l’agglomération et même un des rares à prétendre à une co-production de l’espace sur une échelle bien plus importante que la région Genevoise. En effet, pour faire un travail de veille lié aux activités de recherche de SUBurbanista, il n’y a quasiment pas de cas similaires à celui de Dsmy quant au niveau d’intégration des habitants dans le design de l’espace. Il nous restera à concrétiser ce projet, mais nous pouvons en être fiers et s’appuyer sur cette démarche pour penser le futur du quartier.

Car un quartier ne se pense pas uniquement d’une manière spatiale mais aussi et surtout en terme de dynamiques et de processus. Et c’est pour cela que nous désirons profiter de ce travail de rénovation pour mettre en place un projet de quartier lié à l’innovation urbaine qui aura pour but de dynamiser l’espace. Ainsi nous voulons faire passer la Croix d’Ambilly de ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire) à une Zone d’Innovation Urbaine Prioritaire (ZIUP). Une zone qui profiterait de cet élan créé par ce projet participatif innovant et qui serait vouer à faire vivre le quartier tout en étant une référence au niveau de l’agglomération et du futur Grand Genève. Il s’agit de penser l’espace en s’appuyant sur tout le travail effectué jusqu’à aujourd’hui, non pas pour se cristalliser dans le passé, mais pour se projeter vers la ville de demain. C’est accepter les limitations de l’espace pour les transformer en opportunités. C’est aussi agir pour la transformation d’un espace urbain trop longtemps délaissé qui aspire à être plus qu’un satellite « dortoir » de Genève (surtout lorsqu’il s’inscrit dans les dynamiques démographiques et d’aménagement de la région).

Un défi à relever

Concrètement, il s’agit d’améliorer la vie des habitants du quartier en mettant en place un cadre de vie agréable et dynamique, et de mettre en avant cet espace situé à moins de 30 minutes du centre de Genève en transport public et en vélo, en plein cœur d’Annemasse agglo, comme un centre d’innovation capable d’ouvrir le champ des possibles. Comme une zone qui va mettre en scène des activités innovantes tout en offrant un cadre adapté et séduisant pour le quartier.

C’est d’un coté redessiner les dynamiques spatiales pour créer une place capable d’accueillir des interventions urbaines tout en mettant en place un cadre pour la vie locale.

Et de l’autre, c’est aussi animer cet espace, le rendre vivant par l’innovation. Il faut donc impliquer tout autant les institutions, les associations locales (dont une association de voisins) que des structures qui se consacrent à la vie urbaine.

La prochaine réunion aura lieu le vendredi 24 janvier à 19h au 13 rue de Genève. La discussion sera orientée autour de la traduction concrète et spatiale de ce projet de quartier en nous appuyant sur les premières remarques faites par les habitants.
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Le vélo : petit éclairage

Petit éclairage sur des points clés du développement du vélo en ville.
(voir http://www.mobilite-durable.org)

Des politiques cyclables européennes qui portent leurs fruits

Conséquence des chocs pétroliers, du trafic urbain et d’une certaine prise de conscience écologique, la pratique du vélo comme moyen de transport s’est fortement développée depuis les années 70-80. Certains pays ont misé sur le vélo pour tenter de limiter l’utilisation de la voiture individuelle en milieu urbain et développer une mobilité plus douce.
Pionniers en matière de politique cyclable, les Pays-Bas ont lancé un plan national d’envergure en 1990, le Masterplan Fiets. Financé par le budget des Transports jusqu’en 1997, ce programme a permis aux néerlandais de se doter d’un vaste territoire cyclable, efficace et durable. Aujourd’hui, la part modale du vélo dans les déplacements dépasse 50 % au centre-ville d’Amsterdam. Et l’on compte plus de vélos que d’habitants dans le pays (1,1 vélo / habitant) !

Au Danemark, l’autre paradis du vélo, la politique est longtemps restée une affaire locale, mais cela n’a pas empêché le pays de se constituer un réseau cyclable extrêmement dense que l’on peut chiffrer : 4433 km de voies nationales, 5874 km d’itinéraires régionaux et 2298 km de pistes cyclables locales. Résultat, le vélo représente 16 % des déplacements dans le pays (55 % au centre de Copenhague), avec un objectif de 50 % pour 2015. Pour y parvenir, une ligne de crédit spécifique pour le vélo d’un montant de 134 millions d’euros a récemment été ajoutée au budget national.

En Allemagne, un plan en faveur du vélo a également été mis en place sur la période 2002-2012, le National Radverkehrsplan (NRVP), inspiré du modèle néerlandais. L’état s’est ainsi engagé à doubler les fonds budgétaires pour la construction et l’entretien des pistes cyclables, en accordant également d’importants moyens pour financer des projets de R&D. Cela a permis de créer l’ « Académie du vélo » en 2007 (pour la formation du personnel communal et l’information du public) et de contribuer à la promotion du système de vélos en libre-service « Call a Bike », qui devrait s’étendre à 80 villes du pays.

Au Royaume-Uni, le vélo est devenu une cause de santé publique, une manière de lutter contre l’obésité. En 2005 la « Cycling England », un organisme de coordination entre gouvernement et autorités locales, a permis à six grandes villes de bénéficier d’un budget de 7 millions de livres chacune pour développer l’infrastructure nécessaire : pistes cyclables et autres zones limitées à 20 miles. Bilan : l’usage du vélo s’est accru de 27 %. Tandis qu’à Londres, même si le péage urbain n’a été introduit qu’en 2003, la pratique du vélo avait déjà commencé à doubler depuis 1999.

Source : le club des villes et territoires cyclables
L’exemple français

Longtemps à la traîne, la France a vite rattrapé son retard en matière de politique cyclable. Aujourd’hui, on compte 25 millions de vélos sur le territoire, pour une part modale certes modeste de 3 % mais en forte progression dans les grandes villes (Lyon, Paris, Bordeaux). Cette évolution est due entre autres au « Schéma National des Véloroutes et des Voies Vertes », instauré en 1998 et révisé en 2010. Ce projet national a permis aux régions de bénéficier d’un budget de plusieurs millions d’euros chaque année de la part de l’Etat pour l’aménagement du territoire et notamment des voies et itinéraires cyclables. Le volontarisme de certaines collectivités a également joué à plein dans l’essor du vélo. C’est le cas de Strasbourg (Nord-Est de la France) qui a pris une nette longueur d’avance en développant ses premières pistes cyclables et voies à double-sens dès les années 80. Grâce à une politique soutenue en faveur des modes de déplacements doux, appuyée par le sénateur-maire Roland Ries, la ville a augmenté sa part modale vélo de 7,6 % (10% dans le centre-ville).

A Paris, la présence des Verts dans l’équipe municipale de Bertrand Delanoé a conduit à une transformation de l’espace publique au profit du vélo depuis 2001, souvent au grand dam des automobilistes. Couloirs de bus ouverts aux cyclistes, aménagements de voies cyclables sur les grands axes, augmentation du nombre d’arceaux pour le stationnement et autres campagnes de communication ont marqué la décennie, sans oublier le projet Vélib’ en 2007.

Par ailleurs, la DSCR (direction de la sécurité et de la circulation routière) avec l’aide du Certu (centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) a initié en 2006 le « Code de la rue », variante améliorée du Code de la route. Cette « démarche participative » s’est concrétisée en 2010 par l’adoption par décrets d’une série de mesures pour améliorer les conditions de circulation des cyclistes. Parmi lesquelles la création de zones de rencontres (des voies limitées à 20 km/h où le piéton est prioritaire), des zones 30 (limitées à 30 Km/h pour les véhicules) et notamment la généralisation des doubles-sens cyclables sur les voies à sens unique. « La modération de la vitesse a modifié la perception du risque pour le cycliste, et a permis de relancer la pratique du vélo », constate Thomas Jouanot du Certu. Désormais, toutes les communes devront se plier à ces nouvelles règles de circulation, sauf avis contraire des maires. Autre avancée pour les cyclistes, le « tourne-à-droite » ou « sas de sécurité » devant les feux tricolores. Il s’agit d’un espace délimité par un marquage au sol, qui donne la priorité aux cyclistes aux intersections pour tourner à gauche ou à droite. De quoi renforcer la sécurité des vélos tout en favorisant la coexistence des différents usagers de la rue.

 

La question du stationnement

Déterminant dans l’équation cyclable en ville, le stationnement constitue un levier de croissance important pour le vélo. L’infrastructure doit comprendre des emplacements nombreux et sécurisés, aussi bien dans l’espace public qu’à domicile. Un écueil qui grandit à mesure que la population cycliste augmente. Plusieurs types d’aménagements existent : abris collectifs ouverts, consignes individuelles et autres parkings surveillés, des lieux souvent installés aux abords des gares pour favoriser l’intermodalité. Exemples : 850 places à Strasbourg, près de 600 à Lille (Nord de la France). Dans le cadre d’un partenariat SNCF-région, les gares TER s’équipent progressivement de Vélostations : des espaces sécurisés et gardiennés, accessibles aux usagers avec leur titre de transport et pouvant accueillir des centaines de vélos.

Ces nouveaux parcs à vélos se développent en fonction des nouvelles normes urbaines, qui accordent toujours plus d’importance aux vélos. Depuis la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE), toute nouvelle réalisation ou rénovation urbaine doit s’accompagner d’aménagements cyclables. Même disposition pour le bâti : à partir du 1er janvier 2012, des locaux à vélos devront être installés dans les nouvelles constructions de logements ou de bureaux. Une mise en conformité des bâtiments existants sera même exigée dans le tertiaire. Encouragé par les pouvoirs publics à travers les PDE (plan de déplacements des entreprises), le vélo séduit de plus en plus de travailleurs. Dans la société ST Electronics à Grenoble (dans les Alpes), par exemple, près de 25 % des employés utilisent le vélo comme moyen de transport au quotidien. Même constat en milieu scolaire : grâce à des aménagements adéquats, 50 % des élèves du lycée Jacob à Montpellier (Sud de la France) pratique le vélo tous les jours, jusqu’à 80 % par beau temps.

Source : Ministère de l’Ecologie du Développement Durable
La révolution du vélo en libre-service

Sans doute la plus grande innovation en matière cyclable depuis l’invention du cycle, le vélo en libre-service VLS est un véritable phénomène de société, qui s’étend de Pékin à Montréal en passant par Paris et Barcelone. En quelques années, ce système de location s’est implanté dans les grandes villes, instaurant un nouveau marché et captant un public élargi. En offrant les avantages du vélo sans les inconvénients, le VLS a permis de lever certains freins à la pratique du vélo. A commencer par le stationnement : grâce aux stations, l’utilisateur n’a plus besoin de garer son vélo dans la rue ou chez lui. Il est libre de prendre un vélo à un endroit et de le laisser à un autre. Et il est à l’abri du vol, du vandalisme et des soucis d’entretien.

Aujourd’hui, une centaine de villes dans le monde a adopté le concept de vélos partagés, une vingtaine rien qu’en France. Avec comme plus beaux exemples Vélov’ à Lyon depuis 2005 et Vélib’ à Paris depuis 2007. Opéré par le publicitaire JCDecaux, le système parisien est le plus important au monde avec quelques 20 000 vélos répartis dans 1200 stations, pour 160 000 abonnés. Un succès puisque Vélib’ a permis d’augmenter de 20 % l’utilisation du vélo. « Le VLS s’est développé dans les pays où la pratique du vélo était relativement faible », souligne Hubert Peigné, M. vélo au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. « Là où le vélo a déjà sa place, comme dans le pays nordiques, ce type de service devient complémentaire et renforce encore la place du vélo ». Strasbourg et Montréal sont d’ailleurs en train de mettre en place leur service de VLS. Tous les systèmes ne fonctionnent pas de la même manière et ont chacun leur spécificité. Bixi en Espagne utilise la technologie mobile tandis que Call a Bike en Allemagne se passent de bornes. Aux Etats-Unis, certaines flottes de vélo sont équipées de GPS embarqués (B-Cycle). « On est en train d’inventer de nouveaux modes de consommation autour du vélo, à travers des services et des technologies variées », constate M. Peigné. Outre le VLS, le marché du cycle est devenu multiforme. Sans compter les modèles de loisirs, le vélo à assistance électrique (VAE) a notamment vu ses ventes se multiplier par quatre depuis 2005 (environ 20 000 unités annuelles).

MOBILITE : DSMY comme les grandes villes !

 

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Il y a quelques mois, nous avons fabriqué des panneaux de signalisation indiquant les temps de parcours à pied depuis la croix d’Ambilly. Si Genève est une des villes précurseur en la matière avec sa carte « Genève une ville en marche », d’autres villes se sont mobilisées pour la marche en ville comme Bézier, qui a imprimé plus de 10 000 cartes qui ont été distribuées dans les écoles et les commerces, Grenoble, qui a installé 270 panneaux de signalisation, ou Strasbourg qui « suit » maintenant l’exemple de la Croix d’Ambilly !

C’est une démarche qui définit la ville de demain et qui se justifie par le fait que les déplacements urbains sont en général inférieurs à 1 km, soit environ 12 mins de marche à pied (bien souvent plus rapide qu’en voiture quand on pense par exemple aux bouchons de la rue de Genève!).
Selon carfree.fr, « l’idée de ces plans, c’est donc de matérialiser visuellement la possibilité d’effectuer des déplacements à pied quand beaucoup pensent à tort, que c’est infaisable ou trop long/trop fatiguant ». Cela consiste « à informer les citadins sur les temps de parcours à pied dans leur ville.

La rénovation des passages piétons entreprise par les habitants du quartier s’inscrit aussi dans cette démarche de sécuriser et favoriser les déplacements piétons, car on a besoin que ce mode de déplacement soit attractif et sûr. Et le rendre attractif, cela veut aussi dire limiter l’usage de la voiture pour réduire les nuisances et permettre un environnement plus sain pour se déplacer en marchant.

C’est pour cela que l’on s’associe aux commerçants du quartier pour favoriser les commerces de proximité et accompagner le quartier dans cette transition vers la ville de demain.

Enfin, un article sur le site « mobilite-durable.org » qui nous parle des changements qui ont lieu dans des grandes villes en Françaises comme Paris, Marseille ou Strasbourg :
http://www.mobilite-durable.org/se-deplacer-aujourd-hui/pietons/amenager-la-ville-pour-les-pietons-une-revolution-urbaine.html

 

 

 

Compte rendu de la réunion du 22/11/13

Nous avons pu compter sur la presence de deux commerçants et avons donc logiquement longuement discuté tant avec le prochain pharmacien qui s’installera à la place de l’ancienne clinique vétérinaire ainsi qu’avec la coiffeuse qui devra laisser son salon suite à la démolition de celui-ci.

 

2 POINTS DE DEBAT

–       Le premier point de discussion fut autour de la gestion de la peinture de la placette. Il en est ressorti une incompréhension partagée et notamment du rôle des intermédiaires dans la gestion de ce dossier (surtout de Haute Savoie Habitat). Néanmoins, dans l’objectif de trouver un consensus rapide, il a été décidé de travailler avec les commerçants de la dite placette pour repeindre la façade (non pas la peinture au sol) avant la fin du mois de mars 2014.

 

–       Le deuxième point de débat s’est organisé autour de la volonté d’augmenter la piétonnisation du quartier (diagonale piétonne allant du square jusqu’au coté impair de la rue de Genève, agrandissement piéton de celui-ci en supprimant des places de parking). Les discussions furent intenses mais nous avons pu trouver un point d’équilibre se définissant sur une volonté partager de favoriser les déplacements doux dans le quartier (le piétonniser davantage) mais à condition de mettre en place un programme d’accompagnement des commerces de proximité (sensibilisation, inciter l’installation de commerces « utiles » à la population, etc.).

 

 

UN VOTE

En outre, nous avons procéder à un vote concernant des points évoqués aux réunions précédentes, et a été accepté à l’unanimité :

–       la mise en place d’une zone capable d’accueillir des événements (fête de quartier) sur l’espace situé devant la résidence des Magnolias et au coté pair de la rue de Genève

–       la mise en place d’une diagonale piétonne reliant le square au coté impair de la rue de Genève (réalisation technique à définir)

–       l’élargissement du trottoir du coté impair de la rue de Genève au détriment des places de parking (réalisation technique à définir)

 

PROCHAINE REUNION

La prochaine reunion aura lieu le mardi 7 janvier à 18h au “13 rue de Genève”. Nous avons convenu d’inviter les habitants du quartier par le biais d’un affichage qui sera realise une semaine avant la reunion.
Nous nous focaliserons sur l’identité que nous voulons donner à la place et à l’innovation que nous désirons apporter au llieu